12 mai, 2020

Faire de l’exercice dans une ville polluée: nous faisons-nous plus de mal que de bien ?

En partenariat avec Airhead

Faire de l’exercice est bon pour la santé… Personne ne va crier au scandale devant cette affirmation catégorique (en tout cas on l’espère!). Quelque soit votre âge, les preuves scientifiques qui confirment ses bénéfices sur notre santé physique et mentale sont légion. Cependant, nous connaissons aussi les impacts dévastateurs de la pollution sur notre santé. Elle est connue comme étant un facteur de cancer, bronchite, AVC ou encore démence, pour n’en citer que quelques uns.

Face à ces constats, la question se pose pour beaucoup d’entre nous: est-ce que le fait de faire un effort physique fréquent dans une ville polluée ne nous ferait pas plus de mal que de bien? On est prêt à parier que ça vous a déjà traversé l’esprit au moins une fois, surtout quand vous dépassez un gros camion et que vous inspirez profondément dans l’effort un nuage de fumée acre.

Lorsque nous fournissons un effort physique, la profondeur et la cadence de notre respiration s’accroissent. De fait, quelqu’un qui court accumule davantage de polluants dans son corps qu’une personne parcourant la même distance en marchant. Des études démontrent d’ailleurs que les athlètes s’entraînant en zone urbaine ont des niveaux plus élevés de produits chimiques dans leur sang que ceux des zones rurales.

Est-ce que le mieux dans ce cas ne serait pas de remiser nos vélos, ranger nos baskets et de profiter d’un bon livre en prenant les transports en commun? Ok, du calme…

Pour ceux qui parmi nous savent qu’abandonner le vélo équivaut à devoir se serrer dans un métro ou bus bondé, le visage logé dans l’aisselle de son voisin, il y a encore de l’espoir. Le consensus général dans les études réalisées suggère que les avantages de faire de l’exercice l’emportent sur les effets négatifs de la pollution. Ouf!

Les chercheurs ont découvert qu’une concentration de pollution de 95 mg/m3 était nécessaire pour annuler les avantages de 30 minutes de vélo. Ce type de concentration ne se trouve que dans moins de 1% des villes dans le monde. Dans le cas de la grande majorité des environnements urbains, vous devez faire du vélo pendant 7 heures pour atteindre le point où l’accumulation de polluants dans votre corps commence à l’emporter sur les avantages de l’exercice.

Donc à moins d’être un cycliste professionnel qui s’entraîne pour le tour de France uniquement en ville, faire du vélo, de la course ou de la marche est préférable à l’inertie pour votre santé.

Cependant, respirer moins de pollution en faisant de l’exercice est toujours préférable!

Voici donc 4 conseils simple et efficaces pour minimiser votre exposition à la pollution :

  1. Planifiez vos séances d’entraînement intelligemment : si vous avez la chance d’avoir des heures de travail flexible, essayez de vous rendre au travail en dehors des heures de pointe et réservez vos entraînements les plus longs et ardus pour les weekends.
  2. Changez d’itinéraire : si vous avez la navigation facile ou que vous êtes bien équipé (*insérez clin d’oeil innocent de notre part*) vous pouvez réduire de 30 à 50% votre exposition à la pollution en choisissant de passer par des parcs ou des rues résidentielles à faible trafic.
  3. Portez un masque antipollution : si vous ne pouvez pas éviter l’heure de pointe ou les routes encombrées, un masque est une bonne solution. Les études montrent que les bénéfices sont décuplés si le masque est étanche à l’air autour du visage et contient les filtres appropriés. Choisissez le masque le plus efficace.
  4. Surveillez la qualité de l’air en ligne : si elle est vraiment mauvaise, pensez à relocaliser votre séance d’entraînement à l’intérieur pour cette fois.

Lorsque vous remplacez la voiture ou les transports en commun par la marche, le vélo ou la course, vous améliorez non seulement votre santé mais aussi celle de la planète.

Plus vous vous entraînez, meilleure est la qualité de l’air et plus vous serez en bonne santé. C’est ce qu’on peut appeler un vrai cercle vertueux!

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Récemment, Elliot, un des co-fondateurs de Airhead a contacté SmartHalo pour nous parler de leur idée de masque anti-pollution pour les adeptes du sport, et particulièrement pour les cyclistes.

On a trouvé leur projet brillant, innovant et vraiment pertinent pour notre communauté. Cela faisait un moment qu’on voulait aborder le problème de la pollution à vélo, sachant en plus que beaucoup d’entre vous êtes des cyclistes urbains. Qui mieux que des spécialistes pour nous en apprendre plus!

Fondateurs de Airhead, racontez-nous un peu votre histoire:

C’est en 2019 que nous avons créé Airhead Airhead pour protéger les gens de la crise de la pollution atmosphérique dans les villes.

Après avoir fait le tour des masques chauds, inconfortables et souvent inefficaces disponibles sur le marché, nous avons décidé de quitter nos emplois de l’époque pour se consacrer à 100% à la lutte contre la pollution de l’air.

Après une tonne de recherches pour comprendre ce qui était nécessaire pour créer un masque anti-pollution efficace, nous sommes prêts à le partager avec le monde entier. Découvrez-le sur notre campagne Kickstarter ici.

On leur souhaite plein de succès!

Curieux à propos de la collection SmartHalo?