20 août, 2020

Quand Café et vélo s’unissent: Le Club Espresso Bar booste le cyclisme montréalais

La ville canadienne de Montréal est l’une des villes nord-américaines où le vélo a le plus d’aficionados. Avec un vaste réseau de pistes cyclables et, en tant qu’hôte de deux célèbres compétitions cyclistes professionnelles, il n’y a rien de surprenant à voir les rues de la ville remplies de cyclistes de tout acabit – même lorsque le mercure devient négatif et que la neige commence à tomber. C’est également la ville de naissance (et de résidence!) de SmartHalo.

Pour entretenir cette vie sur deux roues, il existe tout un écosystème de boutiques spécialisées, de vélos en libre-service et maintenant… de cafés-vélos.

Nous étions curieux de connaître les raisons qui ont poussées trois hommes d’affaires à transformer leur passion pour le vélo en commerce, en fondant Le Club Espresso Bar, dont la popularité dépasse maintenant les frontières du Canada.

 

3 HOMMES ENTRENT DANS UN CAFÉ…

 

Que ce soit à l’occasion d’une sortie à vélo organisée depuis le café ou lors d’un événement spécial en soirée, il est évident que les trois fondateurs sont de grands fans de la discipline et de sa communauté.

Laurent, un des membres du trio, gérait dans le passé l’un des plus grands événements de VTT de la région. Pour Guillaume et Alex, c’est une histoire d’amour plus récente.

«Alex et moi-même avons découvert le cyclisme de route et sur gravier au cours des 5 dernières années», raconte Guillaume.

«Depuis, nous avons développé une passion profonde pour ce sport, ainsi que pour les gens et la communauté qui l’accompagnent.»

Et il y a, bien sûr, le lien avec le café.

Pour Guillaume, c’est Laurent qui est le plus “accro” au café des trois entrepreneurs.

«[Grâce à lui] nous avons découvert cet univers complexe et en constante évolution. Le café peut être traité comme une marchandise, mais aussi comme… un produit à part entière, comme le vin. Avec le vin, vous pouvez atteindre un niveau de complexité en goût et en odeur – c’est la même chose avec un grain de café. »

Mais ces trois-là ne sont pas les seuls à avoir une affinité à la fois pour le vélo et le café.

«Dans le monde du cyclisme, la culture du café a toujours été présente. Soit par le biais de sponsors d’équipes ou de grandes compétitions. Il y a d’importantes connections, histoires… un héritage – c’est tout simplement génial d’en faire partie. »

 

CE PETIT JE NE SAIS QUOI

Installé dans un quartier animé près du centre ville de Montréal Le Club Espresso Bar a ouvert ses portes il y a trois ans. Son but? Être le premier café cycliste de Montréal.

«Nous avons été inspirés par certaines villes et entreprises similaires à l’étranger où il existe une forte communauté cycliste et une forte culture du café. New York, Gérone, Vancouver et Nice… nous avons donc pensé que ce genre de concept avait sa place ici, à Montréal.»

Trouver un équilibre entre le monde du cyclisme et celui du café a été crucial pour l’entreprise et sûrement la raison de son succès.

«Nous accueillons des cyclistes et nous voulions un espace pour organiser des activités pour faire croître cette communauté. Mais on est aussi un café de quartier classique pour les familles et toute [autre] personne qui souhaite passer du temps dans un endroit confortable, calme et accueillant. Ça nous donne le luxe de célébrer nos deux passions sous un même toit.»

 

LE LIEU

S’inspirant du design scandinave, Le Club est un espace lumineux et aéré— moderne mais accueillant.

«Nous nous efforçons de faire en sorte que le lieu ait l’air aussi accessible que possible dans l’aménagement de l’espace et dans le style que nous voulons lui donner», explique Guillaume.

Alex est le cerveau derrière l’aménagement de cet intérieur et un designer lui-même.


Les clients, avant la pandémie

«Un bon exemple de l’équilibre entre l’esthétique épurée et la culture du vélo serait le bar lui-même. Si vous regardez de plus près, vous constaterez que la couleur des lignes est la même que sur une piste de vélodrome », explique-t-il.

«Les lignes se retrouvent aussi dans la conception de notre logo et dans l’ensemble de nos produits. Nous croyons fermement que ce qu’il y a de meilleur dans le cyclisme, c’est sa communauté. C’est pour cette raison que nous gardons toujours les lignes ensemble, comme des amis faisant une balade à vélo l’un à côté de l’autre. C’est un élément clé pour mettre en avant l’idée d’inclusivité qui nous est chère.

Le cyclisme peut sembler assez intimidant de prime abord et nous espérons changer ça en ayant un endroit où chacun se sent appartenir, quel que soit son niveau ou ses intérêts.»

 

COMME À LA MAISON

Malgré un hiver rigoureux durant la moitié de l’année, Montréal est une ville pour les vélos en plein essor. Les températures négatives pourraient décourager de nombreux autres cyclistes nord-américains pourtant, Guillaume croit que les Montréalais ont su s’adapter et profiter des mois plus chauds.

«En ce qui concerne le vélo, même si nous avons six mois d’hiver, nous avons aussi six mois d’été où, vous savez, les gens en profitent vraiment et il y a toujours eu une importante communauté. Les gens trouvent toujours de nouvelles façons de rouler tout au long de l’année. Avec des entraînements à l’intérieur par exemple ou en organisant des événements caritatifs pour des bonnes causes. C’est vraiment inspirant.»


Les cyclistes qui qui profitent du café, avant la pandémie

La touche européenne spécifique à Montréal est aussi, en partie, responsable de la communauté cycliste florissante.

«Je pense qu’il y a une belle mentalité dans cette ville, une inclusivité. Il y a aussi une touche européenne qui est propre à la province, qui permet un bon équilibre de vie et un confort que peu de villes dans le monde semblent offrir. »

 

UN CALENDRIER BIEN REMPLI

Le cœur de la mission du Club est de faire grandir et de soutenir la communauté de cyclistes et cela se voit particulièrement lors de leurs événements. Le printemps dévoile un calendrier bien rempli en balades en équipe partant du café, accessibles aux cyclistes de tous niveaux – parfois avec jusqu’à 80 participants.

Cela joue directement sur la motivation, comme l’explique Guillaume:

«Parfois, il fait froid ou il fait sombre, [ou] il est très tôt … mais souffrir comme ça ensemble ça redonne de la force. Et puis, vous allez partager un café au Club avant que tout le monde ne parte travailler. Beaucoup de gens qui participent viennent juste de s’acheter un vélo et ils deviennent vite des passionnés.


Le café, avant la pandémie

On les voit revenir avec leurs groupes d’amis, partager un café et intégrer notre communauté. Il y a comme un effet exponentiel. Ce sont des ambassadeurs non seulement du café, mais aussi du sport. »

D’ailleurs, il n’y a pas juste les balades. Le café accueille aussi des fêtes et des soirées-débats, mêlant sport et culture, pour distraire les gens lorsque la météo force tout le monde à rester à l’intérieur.


Une évènement, avant la pandémie

«Nous organisons des soirées tout au long de l’hiver où les gens [peuvent] partager leurs histoires et leurs expériences autour du vélo ou du café.

Par exemple, un soir, on a organisé une discussion avec trois conférenciers qui ont raconté leur aventure de voyage à vélo et ils avaient tous des anecdotes de café dans leurs récits.

Les personnalités sont là. Les histoires sont supers. La bière coulait à flots, il y avait des bouchées et un beau groupe de gens qui sont venus écouter ces récits du monde entier.

C’est gratuit. Vous pouvez passer. Écouter des histoires et partager un verre. C’est parmi ce que nous faisons de mieux. »

 

Apprenez-en plus sur Le Club sur leur site et médias sociaux – @leclubespressobar
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